Parlement Benelux : Smart Cities.

20 octobre

Vous me connaissez en tant que Bourgmestre Daniel et Député Fédéral Senesael mais mon action au service du citoyen ne s’arrête pas là !
Une action locale, nationale mais également internationale dans le cadre du Parlement Benelux.

Laissez-moi vous expliquer succinctement de quoi il s’agit.

Dès 1944, les gouvernements belge, néerlandais et luxembourgeois en exil signèrent une convention douanière qui stipulait l’abrogation des droits de douanes à leurs frontières limitrophes accompagnée d’une taxation commune pour les marchandises venant de l’extérieur.
Le Benelux, acronyme du nom des trois pays dans leur langue originale : Belgique, Nederland et Luxembourg, naquit.
Un acte qui posa les bases de la future construction européenne avec cet espace Schengen avant l’heure.

Le parlement Benelux fut créé le 5 novembre 1955.

Aujourd’hui composé de 49 membres : 21 belges, 21 Néerlandais et 7 luxembourgeois, il est avec le comité des ministres Benelux, le conseil Benelux, la cours de justice Benelux et le secrétariat Benelux,  une des 5 institutions qui forment l’Union Benelux dont le siège voyage entre les villes de BruxellesLa Haye et Luxembourg.

Son rôle consiste notamment à émettre des recommandations aux gouvernements des 3 pays membres sur des sujets tel que :

  • la coopération transfrontalière à tous les niveaux ;
  • le maintien et le développement d’une union économique ;
  • le développement durable ;
  • la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures ;
  • la coopération externe de l’Union Benelux avec d’autres Etats et entités fédérées, en particulier avec des Etats membres de l’Union européenne et des structures de coopération régionale de ces Etats ;
  • la coopération entre les trois Parties dans le domaine de la politique extérieure et des questions européennes.

Ces dernières années, les parlementaires Benelux ont travaillé sur des sujets aussi divers que la lutte contre le terrorisme, la protection de la vie privée, la recommandation d’un agenda ferroviaire Benelux, …

Je suis président du groupe PS au Parlement Benelux.

Vendredi 7 octobre, je me suis rendu à Esch-Belval, au Luxembourg, pour assister à une conférence dont le thème « smart cities-smart grids » m’interpelle particulièrement.
Le 21eme siècle souffre de crises économiques et environnementales.
L’exode rural est une des principales conséquences de ce marasme des nations.
Selon plusieurs études, 2 individus sur 3 vivront en ville d’ici 2030.

Le concept de « smart cities » ou « villes intelligentes » est une réponse concrète à cet accroissement démographique urbain source de renforcement de dégradations environnementales, de pauvreté et d’exclusion.

Penser nos villes de demain en accord avec notre environnement me semble primordial.
Notre planète voit ses ressources décroîtrent année après année.
Notre Terre envoie de plus en plus tôt à l’Humanité sa Dette Ecologique.
Pour métaphorer, l’Humain vit dans une maison dont il use et abuse des fondations pour construire un grenier finalement bien éphémère.

La sphère bleue devient brune.

La « ville intelligente » est une solution novatrice pour respecter notre alma mater.
Repenser en profondeur les modèles d’accès aux ressources, les transports, la gestion des déchets, la climatisation des édifices et surtout la gestion de l’énergie (production, acheminement, etc.).

BelVal, friche industrielle en reconversion, est un modèle.
Un exemple sur lequel doivent s’inspirer nos centres urbains du futur.

A l’arrêt des hauts fourneaux en 1997, le gouvernement luxembourgeois décida de réaliser un projet pilote de reconversion. Cinq quartiers furent délimités comprenant logements, parc public, commerces, bureaux, Cités des sciences, loisirs et même une université.
Au nord le pôle universitaire, au sud le pôle socioculturel.

Je suis d’abord frappé par le contraste architectural entre l’ancien et le nouveau. Le site n’oublie pas ses origines tout en se dirigeant résolument vers l’avenir.
De jeunes universitaires déambulent au sein des vestiges industriels.
Des grands bassins aquatiques, des forêts urbaines et plusieurs jardins d’hiver à l’ombre des hauts-fourneaux contribuent à l’ambiance si particulière du site.

Belval comprend un centre de recherche qui se concentre sur les maladies neurodégénératives et plus particulièrement sur la maladie de Parkinson, un centre de sciences et technologie, un centre de recherches socio-économiques, un Technoport dont la vocation est de soutenir les nouveaux projets.

Rassurez-vous, la Belgique n’est pas en reste dans ce projet sociétal.

Gand, classée 17ème au classement des « villes intelligentes » selon une étude réalisée par l’université de Vienne, est pionnière dans notre royaume.
Le chef-lieu de la province de Flandre-Orientale propose un portail « open data » accessible aux développeurs mais également utile pour l’ensemble de la population qui peut y trouver des applications pour améliorer la mobilité ou la qualité de l’air.
La ville teste également la possibilité d’équiper les poubelles de capteurs intelligents pour améliorer le processus de collecte et de traitement des déchets.

C’est aujourd’hui que nous construisons le monde de demain.

http://www.smartgrids-cre.fr/

https://www.beneluxparl.eu/fr/