Journée mondiale du sida au Parlement

28 novembre

Le jeudi 27 novembre, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le sida (le 1 décembre), les parlementaires pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont organisé une action de sensibiliation sur la problématique du VIH au Parlement fédéral. Avec cette initiative, les parlementaires entendent plaider pour une solidarité internationale dans la lutte contre le sida. Les parlementaires ont invité Efrain Soria Alba, représentant de la Communauté holebi équatorienne, et Nadia Ndayikeza, une jeune femme burundaise elle-même atteinte du VIH.

Ensemble, ils ont paré le Vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement, Alexander De Croo, d’un ruban rouge, symbole de solidarité envers les personnes séropositives. Les deux activistes du sida et défenseurs des Droits de l’Homme ont témoigné au Parlement de l’impact du VIH sur les populations vulnérables comme par ex. les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (les HARSAH) en les personnes séropositives.

 

Le Vice-Premier a fait un fort plaidoyer pour la santé et les droit sexuels et reproductifs en l’érigeant en tant q’une des priorités de sa politique de coopération au développement.

 

35 millions de personnes à travers le monde vivent avec le VIH. Chaque jour, plus de 6 000 personnes sont infectées par le VIH. Le VIH est la 2ème plus importante cause de mortalité dans les pays à faible revenu et la principale cause de mortalité chez les femmes âgées de 15 à 49 ans. Les personnes séropositives sont en effet confrontées à la stigmatisation, à la discrimination ainsi qu’à un manque d’accès aux soins de santé. Seulement 37 % des personnes séropositives dans le monde reçoivent le traitement vital contre le VIH.

 

Au niveau mondial, les homosexuels et les autres hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes sont 19 fois plus exposés au risque d’être infectés par le VIH, comparé à la population en général. Le nombre d’infections chez les HARSAH est en hausse à plusieurs endroits. Des facteurs structurels, comme la discrimination et l’incrimination de l’homosexualité, ont un impact négatif sur la disponibilité de services de santé liés au VIH et sur l’accès à ceux-ci pour les HARSAH.